[Prod.Parallèle] Miran

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Balt
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[Prod.Parallèle] Miran

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Origine:
Appelée jadis Gual'd'Mir, la ville actuelle de Miran a toujours été un point stratégique. Dès les premières conquêtes de ce qui deviendra l'Empire, les tacticiens et porteurs d'Armes-Dieux meneurs d'hommes ont su utiliser les avantages de Miran à des fins militaires. La raison tient certainement à deux choses.
La première est la présence des deux pics en bordure de la Wilkes. Servant d'observatoire aux patrouilleurs, ces vigies naturelles offrent un angle de vue à 360° sur tous les environs, avec une hauteur suffisante pour voir débouler qui que ce soit longtemps avant qu'ils se retrouvent aux portes de la ville.
La deuxième repose également sur la géographie, Miran étant tout simplement le seul point de passage confortable entre les deux rives à des kilomètres en amont ou aval. De fait, aussi loin que remonte les souvenirs, il y a toujours eu un bac ici. Certainement juste un hameau au tout début, qui est devenu aujourd'hui une ville de plus de 12 000 habitants.

Contrôles stricts:
Comme tout lieu de passage fréquenté, la ville a très tôt établi un système de péage. Aujourd'hui, la voie terrestre est contrôlée par les gardiens de la route batranobans, notamment à cause des trafics d'épices et autres marchandises sensibles dans la Nation. Longtemps restée dérigionne après l'expansion de l'Empire, Miran s'est vite retrouvée isolée lorsque le pégase s'effondra, la ville retrouva son statut batra.
La présence de deux garnisons, une sur chaque rive du fleuve, aide grandement à sécuriser la région. Les soldats payés par la guilde des épiciers sont, de loin, plus sollicités sur la rive gauche, côté Vastok, à cause des contrebandiers cherchant à faire passer de la marchandise depuis les multiples micro passages au bord des berges escarpées. Afin de mieux protéger le secteur, des postes de garde ont été érigés à des points stratégiques le long de la Wilkes. Malheureusement, Suite aux actuels problèmes politiques de la Nation Vastok et l'Empire, nombres de ces tours et petites citadelles son vides, scellés ou servent carrément de cache pour des bandes de brigands et autres contrebandiers. Les terres appartenant officiellement au Vastokais n’arrange pas non plus la réquisition des anciennes tours fabriquées par les batra.

Domaine des Arrens:
De Mah'ien à Ni'ath, la Wilkes est le domaine exclusif des Arrens, l'un des huit peuples descendants des Rivers (voir p101 BLM). Ainsi, ces derniers sont ceux s'occupant non seulement des bacs permettant de faire circuler les marchandises des deux côtés du fleuve, mais également du transport des divers produits sur tout ce tronçon. Le peuple est rompu à l'exercice et personne ne discute leur autorité. Les accidents sont rares, et ne surviennent généralement que lorsque le propriétaire des produits rechigne à payer les taxes de transbordement ou à semer le trouble dans l'équilibre séculaire qui règne entre les autorités et le mode de vie particulier des Arrens. Les marchandises tombant à l'eau sont ainsi rares, mais la navigation avec des bêtes sauvages et récalcitrantes peut parfois créer des problèmes et faire chavirer une cargaison.
A l'instar des autres peuples du fleuve, les Arrens sont fiers et orgueilleux, une combinaison qui complique toujours les négociations.

Mercenaires:
La garnisons construite au pied du piton de la rive droite sert de quartier général à une compagnie mercenaire payée par un des membres du conseil des épiciers. L'identité du payeur est sujet à débat et la rumeur la plus répandue est que la raison tient dans le fait que son identité ait varié au fil du temps. La dernière raison tenue pour acquise est que le contrat soit au nom du conseil, et que celui-ci alloue la responsabilité du paiement chaque année à une personne différente. Les raisons de ce choix étrange sont bien entendu sujettes également aux rumeurs les plus folles.
De mémoire d'hommes, la compagnie mercenaire des Ranceurs de jade semble avoir toujours été là. De mémoire d'Armes-Dieux, en revanche, la compagnie a longtemps officié à Pôle, notamment dans le Port. Officiellement, leur zone de contrôle et d'intervention comprend toute la zone comprise entre Telviss et Ni'ath. En pratique, le domaine est bien trop large pour être assuré par quiconque, même une compagnie composée de presque cinq cent membres. Le capitaine de la compagnie, un batra nommé Moussa, est connu pour être le porteur d'une Arme-Dieu portant le nom de Mosè, un cimeterre en bois laqué et embué.

Plaque tournante du commerce:
Là où il y a beaucoup de marchandises, il y a du commerce à faire. Pour diverses raisons plus ou moins valables, il arrive que certains produits ne puissent pas passer de l'autre côté du fleuve. Si les Arrens sont les plus puissants sur l'eau, ce sont les membres de la famille Custana qui le sont sur la terre et tous les postes clefs de la ville sont entre leurs mains ou celles de leurs alliés. A des fins stratégiques, il arrive ainsi que certaines denrées ou matières premières soient habilement mises en quarantaine, ou déclarées impropres à l'importation, plus rarement à l'exportation. L'argent en sous-main fonctionne ici très bien et tout est souvent une question de rapidité et de timing. Quelques minutes e gagnées pour transborder la marchandise sont parfois juste assez pour éviter qu'un inspecteur arrive à temps pour poser son véto. Une fois en transit et munie de toutes les accréditations, la marchandise ne peut plus être stoppée, sauf cas de force majeure, et toujours par les gardiens de la route. Ces derniers étant payés par la guilde des épiciers, et donc normalement indépendante de toute autorité des maisons Bathras, la possibilité d'arrêt d'une marchandise à des fins stratégique s'arrête très souvent à ce moment.

Commerce Tarek:
Située à proximité du désert, la rive droite de la ville accueille de nombreux camps tareks. Ces derniers utilisent la ville pour s'approvisionner et proposer leurs services. Bien que réticents à communiquer avec des civils, les mercenaires de la ville font souvent appel à eux pour tout ce qui concerne la traque de marchandises traversant le désert. Celui-ci est le terrain de prédilection des Tareks et personne qu'eux connait aussi bien les routes et passages à travers les regs et dunes de sable. De plus, ne pas faire appel à eux serait vu comme une forme de contestation de leur territoire et serait interprété comme un acte d’agression politique. Aucun Bathras digne de ce nom ne se risquerait en ce moment à ce genre de pratique. La situation est suffisamment tendue sans en rajouter une couche délibérément.

Région tendue:
Etant limitrophe avec le vastokais, Miran est en première ligne dans le conflit commercial qui se livre entre les Vorozions, Vastok et la Nation. Les contrebandiers y sont donc légions et s’en donnent à cœur joie. Jouant tantôt avec les uns, tantôt avec les autres, ils trouvent toujours un client à qui vendre leurs produits de contrebande. Plus que de simples opportunistes ils sont les pions utilisés par les divers acteurs pour faire pencher la balance de leur côté.
Au milieu de ce conflit d’intérêt, s’approvisionner en matière de première nécessité reste relativement facile. Pour tout ce qui touche aux produits de luxe ou un tant soit peu exotique, cela devient une toute autre affaire. Dans ce contexte, les espions et indics occasionnels sont légions, quoique plus dangereux que dans nul autre endroit du continent.
Les dessous de Miran
Mosè:
Mosè est un cimeterre en bois, datant des premiers jours de la Nation. Avant de devenir le réceptacle d'un Dieu, l'arme était une pièce de collection d'une rare beauté, sculptée et embuée afin de rendre inaltérables les fines dentelles sculptées servant de garde et la finesse de la lame. Munie de nombreuses pierres précieuses aux couleurs multiples, l'arme était l'un des joyaux de la famille Maison Bathras Custana. Volée, puis vendue à un riche collectionneur de Vastok, l'arme fut interceptée lors du passage sur la Wilkes. Lorsqu'elle fut retrouvée parmi d'autres riches marchandises volées, un combat violent éclata entre les gardiens de la route et les contrebandiers. Fait rarissime, Mosè s'incarna sous l'eau rapide de la Wilkes, lors d'un combat entre un contrebandier et un batra. Lorsque les deux adversaires s'entre-tuèrent, le Dieu s'éveilla, pour immédiatement quitter la main de son porteur, dans un cri de victoire et de peur simultané. Le Dieu ne dû finalement son salut qu'à sa composition particulièrement adaptée pour flotter, et au courage d'un des comparses batra. Sauvée des eaux au moment même de son incarnation, Mosè fut marquée profondément par l'élément liquide, sans cesse en mouvement, quasi vivant.
Mosè souffre d'une addiction contradictoire qui la rend parfois instable et imprévisible. Elle a une peur bleue de l'eau, tout en étant fascinée par lui. Il lui est tout simplement impossible de vivre trop loin des fleuves trop longtemps, sans risquer d'infliger une tension insupportable à son Porteur. Patrouiller au bord du fleuve lui procure suffisamment de proximité avec l'élément pour l'apaiser, tout en étant suffisamment loin pour ne pas risquer de se retrouver à flotter dessus.
Un passe droit séculaire:
La compagnie n'est pas payée par le conseil des épiciers mais bien par la famille Bathras Custana. Depuis des siècles, la famille utilise la compagnie pour sécuriser tous ses chargements officiels traversant la Wilkes via Miran, mais également toutes les marchandises moins officielles, via des sites de passages utilisés depuis l'aube des temps. Que cela soit pour des informations, des plants particuliers venant des jungles gadhares ou des personnes vivantes, la famille Custana joue avec les zones grises autour des lois de la Nation pour se créer des avantages politiques et commerciaux. Les maisons adverses sont bien entendues au courant de ces manigances, mais les détails sont trop bien gardés et la compagnie trop bien rompue à l'exercice pour que le trafic soit en danger. Chacun accepte généralement que l'autre triche tant que cela ne dépasse pas une certaine importance.
Contrebande contrôlée:
Avec les batra, la frontière entre commerce et contrebande est généralement très souple pour tout ce qui touche à autre chose que l’épice. Pour ce qui est du commerce d’épice, la guilde a établi des règles strictes que peu de gens s’aventurent à outrepasser. Les Bathras, riches comme ils sont, se sentent souvent au dessus des lois, surtout lorsqu’il y a profit. C’est une question de pragmatisme. Si on ne prend pas le créneau, quelqu’un d’autre le prendra. Et il vaut mieux que les bénéfices tombent dans nos caisses que dans celle d’un concurrent.
De fait, avec l’aide des mercenaires, la maison Custana entretient un trafic d’épice au nez et à la barbe de la guilde, via Miran. Soigneusement organisée afin d’éviter d’être prise la main dans le sac, elle utilise divers groupes de brigands et contrebandiers pour faire circuler les marchandises. Basées à Poyol, les nombreuses bandes souvent rivales se regroupent parfois pour une même entreprise, se relayant dans le transport ou la sécurisation des biens. La forêt Vastelle abrite ainsi de nombreux groupuscules, des opportunistes alwegs qui donnent parfois un coup de main, parfois tentent de voler les cargaisons aux autres.
Miran en jeu:
- Par l’entremise d’un intermédiaire qui se veut discret, la guilde des épiciers enrôle nos Porteurs afin de sécuriser un chargement d’épices en direction de Vastok. La manœuvre est un leurre en vue d’attirer une bande de vorozions cherchant à perturber le marché dans la région. Cherchant à prendre connaissance du chargement, le groupe se rend compte que le chef de la future expédition a été assassiné et que toute la cargaison a été volée. L’intermédiaire demande aux Porteurs de retrouver la cargaison avant qu’elle ne soit vendue. La cargaison a été chargée sur un bateau des Arrens. Celui-ci a quitté le port il y a peu.

- Les Porteurs sont appelés en renfort pour une enquête particulière. Navigant sur la Wilkes, nos Porteurs arrivent à un tronçon du fleuve où sa couleur a viré au rouge sang. Rayant rapidement la possibilité d’un véritable bain de sang, l’option d’une contamination à cause d’épices puissants. La zone pue l’exal et des effets de fluide sont visibles à l’œil nu. Les effets des épices font peur aux Arrens qui refusent de traverser le tronçon du fleuve, bloquant tous les bateaux dans les deux sens. On demande aux Porteurs d’aller voir et de trouver un remède, au mieux, établir un diagnostic.
L’endroit révèlera la présence d’un site de contrebande où la cargaison a explosé, répandant les épices alentours, jusqu’à polluer l’eau. Il va certainement falloir trouver un épicier capable d’identifier les épices utilisés, à partir des indications des Porteurs, puis trouver un moyen de supprimer les effets, ou les minimiser suffisamment pour que le commerce reprenne sur le fleuve.
Les conséquences de la présence des épices et du site de contrebande va certainement demander d’autres investigations.

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