[Prod. Parallèle] Ni’ath

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Balt
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[Prod. Parallèle] Ni’ath

Message par Balt »

Origine:
Contrairement à Gual’d’Mir/ Miran, Ni’ath porte encore son nom d’origine. Et la raison est évidente, les Arrens sont très conservateurs, surtout lorsque l’on est issu d’une des cultures ancestrales, les Rivers. Lorsque ces derniers ont fini de se battre entre eux afin de déterminer quelle famille avait le droit de commercer sur quel tronçon, nombres d’entre elles ont formalisé leur secteur attitré en établissant une communauté quasi sédentaire, à défaut d’être terrestre. Ni’ath est le fruit de l’envie des Arrens de garder un pied sur l’eau, sans que celui-ci bouge constamment.
Ni’ath est ainsi donc pas vraiment une ville, mais une barge flottante complexe, un assemblage de Plus ou moins petits îlots, le résultat assez large pour accueillir plusieurs milliers de personnes, étrangers comme Arrens, et ayant des connexions avec la terre ferme histoire de sécuriser et stabiliser le méli-mélo de bois et de cordes.

Une ville sur l’eau:
Ni’ath est composée essentiellement de planches de bois cloués sur une structure complexe de poutres aux formes diverses et variées. Le tout repose sur des flotteurs et procure donc un petit mouvement vertical, seul témoin que l’on n’est pas sur un sol ferme et rocailleux.
Pour les besoin du commerce fluvial, deux chemins ont été laissés libre pour que les bateaux puissent passer sans risque de collision avec la barge. Celle-ci est située au centre du fleuve, et les amarres ont été ancrées toutes autour d’un rocher qui s’élève à plus de quinze mètres de hauteur. La dent, comme ils l’appellent est considérée comme partie intégrante de la barge. Situé sur un tronçon rectiligne, le bout de roche au milieu de l’eau est visible de très loin, bien avant que l’on aperçoive la barge en elle-même.

Seuls maîtres à bord
Étant sur l’eau, la barge de Ni’ath n’appartient à aucune nation et suit la loi de tous les navires où seul le capitaine est maître à bord. Le capitaine actuel est un vieil homme à l’âge incertain, à la peau tannée et à l’œil vif. Il dirige la grande famille des Arrens d’une main aussi ferme que possible, aidé par une armée de seconds, et d’une Très jeune épouse à la poigne on ne peut plus ferme.
Le bougre semble savoir tout sur tout et clamerait qu’il a connu les elfes, si on lui donnait l’occasion de prendre la parole trop longtemps. Il fait ci des lois établies par les nations et applique jugements et sentences sur le champ, aidé une fois de plus par toute la smala qui ne le lâche jamais, à un point à devenir risible, mais très dangereux si on s’est attiré les foudres de l’un d’entre eux.

Une famille soudée, mais pas trop
Si vous posiez la question à un terreux (tous ceux vivant sur la terre ferme), il vous dirait que les Arrens sont une grande famille soudée. Toucher à l’un d’entre eux revient à attaquer toute la famille entière. Et cela serait probablement pas très loin de la vérité. Pourtant, cela ne l’empêche pas d’avoir en son sein de vraies inimitiés, des jalousies et des haines profondes.
Les quelques trois milliers d’âmes vivant de façon ponctuelle sur la barge sont tous des cousins, d’une façon ou d’une autre, plus ou moins éloignés. Les rivalités existent bel et bien et on assiste parfois à des querelles à sang, voire des assassinats, dans le creux de la nuit.

Étrangers, tolérés mais malvenus
Ce ne sera une surprise pour personne, les étrangers posant le pied sur la Barge seront vus comme des furoncles sur les fesses d’une vierge batranobane. Inspectés, analysés, on cherchera à savoir comment de telles excroissances ont réussi à atterrir là, et comment faire pour s’en débarrasser le plus vite. Les Porteurs sont une race à part. Bien au courant du potentiel dévastateur qu’ils représentent, ils seront généralement soit absolument pas autorisés à poser un pied sur la barge, soit encore plus observés, soit au contraire accueillis comme des hôtes de marque. Mais pour ces derniers, il faut le mériter et avoir déjà par le passé rendu moult services aux Arrens.

Frontière du secteur Assinin
Ni'ath est en bordure sud du secteur des Arrens, et se trouve ainsi logiquement la fin du secteur nord des Assinins, l’un des autres peuples du fleuve qui se partagent cette partie de la Wilkes. Les familles ne sont plus vraiment rivales aujourd’hui. Les gains de territoires sont plus des jeux d’orgueil et de fierté que de véritables guerres commerciales. Partageant la même origine Rivers, les huit familles restent profondément soudées et se serrent les coudes en cas de difficulté. Les prêts de bateaux sont courants, voire même les délégations d’ouvriers spécialisés. S’entraider revient à pérenniser le commerce fluvial et une preuve de conscience que le chemin jusqu’à Pôle est bien trop long pour prétendre pouvoir gérer cela seuls. En revanche, malheur à celui qui s'attaquerait à l’une des familles du fleuve. Les informations filent très vite sur l’eau et se voir interdire le transit fluvial peut vite devenir un allé simple vers la banqueroute.
Le passage des marchandises se fait un peu en aval, à quelques centaines de mètres de la ville.

Superstition culturelle
A l’instar de tous les autres peuples du fleuve, les Arrens sont superstitieux. Manies et petits rituels sont légions à en devenir presque maladif. Impossible d'enlever les amarres sans petit signe de protection, partir pour une expédition sans petite phrase suppliciaire de bonne fortune ou remerciements au fleuve lors d’une rentrée au bercail sans encombres.
Tout naturellement, au milieu de ces peurs, on trouve des mots synonymes de malheur, voire bannis du vocabulaire. Celui de « rat » par exemple est le pire qui soit, les rats ayant la fâcheuse tendance à ronger les cordages de chanvre et créer des catastrophes. A l’inverse, siffler est une compétence obligatoire pour travailler à bord d’un navire, une soi-disant façon d’attirer le bon vent. La liste est longue et comprend par exemple, le bon présage que représente la présence d’un femme enceinte bord, et d’un mauvais présage s’il s’agit d’une jeune femme vierge, le port d’un grigri est toujours bien vu, ainsi que les couleurs vives, au contraire du noir, qui est très mal vu, interprété comme un désir de se fondre dans la nuit, comme les brigands ou symbole du néant.
Présages et commerces
Chaque communauté dispose également d’un ou plusieurs astrologues, plus ou moins expérimenté. Ces derniers sont toujours contactés avant de partir pour de longues distances, ou traverser des passages réputés être dangereux à cause des courants traîtres ou des pirates et autres brigands. La véracité et la pertinence des prédictions seraient certainement sujets à moquerie mais il faut reconnaître que certains astrologues prédicateurs disposent de réputation particulièrement bonne. Pour les rares élus, la consommation d’épices puissants entre toujours dans le processus, parfois même pour le client.
Quel que soit la tournure des messages apportés, les Arrens semblent systématiquement y trouver un aspect positif, preuve que le peuple est convaincu d’avoir une bonne étoile.
les dessous de Ni’ath
Trafic en tout genre
Résumons, les Arrens gèrent tout le trafic fluvial entre Ma’hien et Ni’ath, juste en face du désert de Haas, et ont le monopole total. Bien entendu, les contrebandiers tentent bien se passer illégalement quelques trucs, mais qui d’autres que les Arrens connaissent mieux tous les recoins de leur portion de la Wilkes? Qui d’autres peut faire passer tout et n’importe quoi en toute impunité, sans contrôle risquant de créer un incident politico-commercial? Bien entendu, rien d’ostentatoire ni de trop volumineux, ni trop éloigné des routes usuelles afin de ne pas éveiller les soupçons. Aujourd’hui, faire de la contrebande avec les Arrens est le moyen le plus sûr de ne pas se faire attraper sur leur partie de la Wilkes, pour peu que vous payiez bien. Et pour ça, les Bathras ont assez d’argent pour ne pas s’inquiéter de cet aspect purement matériel. Lorsque cela n’est pas sous forme financière, les Arrens profitent pour nourrir la diversité de tout un tas d’arrangements, trocs, dettes de différents niveaux, requêtes spéciales, en somme, tout ce que l’on pourrait monnayer. Les Arrens sont très forts à ce jeu, auquel ils jouent même avec les marchands, pour peu qu’ils aient pignon sur rue. Au fil des ans, on comprend comment les Arrens ont réussi à tisser des liens avec une multitude de gens et que personne n’ose s’attaquer à eux. Tous ont quasiment une dette envers eux, contractée par eux-mêmes ou un aïeul. Et oui, les dettes sont héréditaires
.
Nomade et dépendance
Heureusement pour tout le monde, les dettes fonctionnent dans les deux sens. Vivre sur des planches de bois toute l’année n’est pas très propice à la culture de quoi que ce soi en quantité suffisante pour nourrir sa famille. Les taxes sont une chose, mais lorsque vous avez plusieurs milliers de bouches à nourrir et que vous êtes le chef du clan, il vaut trouver des solutions on ne peut plus pratique. Des accords commerciaux ont ainsi été signés entre les familles Bathras et les Arrens. A l’instar des Tareks, les batra apportent une forme de soutien alimentaire en échange du transit des marchandises. L’équilibre est parfois difficile à trouver pour celui qui chercherait à facturer un peu plus que prévu, c’est pourquoi les scribes de la guilde des épiciers se charge de recenser tous les échanges de marchandise afin de calculer au plus juste les volumes pris en charge par les Arrens. La bureaucratie batranobane fait ici encore un travail remarquable, heureusement focalisée en priorité sur le commerce d’épice. Cela laisse bien plus de liberté pour le trafic de tout le reste.
Gardiens des secrets, selon les prix
Inévitablement, les Arrens finissent par se voir demander des choses sensibles, secrètes, où la discrétion et le mutisme sont requis. Les anciens ont ainsi une panoplie d’histoires qu’ils racontent aux jeunes, changeant juste assez de la vérité pour ne pas trahir leurs serments, mais en révélant suffisamment de petits détails pour comprendre qu’il ne s’agit pas de fables mais bien d’expériences vécues. La politique et la contrebande prennent une part importante des récits, talonnés de près par les rivalités commerciales des grands de la Nation.
Les légendes fabuleuses prennent finalement très peu de place. Les peuples du fleuve sont des gens pragmatiques qui ne perdent pas leur temps les yeux dans les nuages, et préfèrent de loin faire le point sur les recettes de la journée et vendre leur réussite au reste de la famille à coup de grands discours éloquents sur le fonctionnement des affaires.
Les Arrens se révèlent être une source d’information fiable pour tous ceux cherchant à éclaircir certaines rumeurs ou localisation d’endroits précis. Des siècles d’ingestion d’informations diverses ont fait de leur mémoire un coffre au trésor, pour tous ceux qui sauraient poser les bonnes questions.
Une surveillance étroite
Les Armes-Dieux n’aiment pas trop les prédicateurs , c’est connu. Non pas qu’ils en aient peu, mais ils n’aiment pas trop partager d’éventuels pouvoirs magiques. D’un autre côté, dans la mesure où ils peuvent en profiter, ils ne sont pas contre lâcher un peu la bride des soi-disant « sorciers ». La route sans fin a ainsi quelques membres dont l’intérêt personnel est de s’intéresser à ces astrologues. Il y a de fait toujours quelqu’un à Ni’ath pour garder un œil sur la profession. Tant que les pouvoirs semblent uniquement procurés par la consommation d’épices, tout va bien. Mais si jamais on découvrait qu’une personne semble posséder un quelconque véritable qpouvoir, il y a de grandes chances pour qu’elle se retrouve noyée, dans le meilleur des cas. Qu’est-ce que vous voulez, les pouvoirs des elfes ont laissé trop de cicatrices pour qu’on laisse mûrir ce genre de choses.
Ni’ath en jeu
- Si il y a un danger particulièrement craint à Ni’ath, il s’agit du feu. Et lorsque des bandits tentent de forcer la main des Arrens et menace de mettre le feu à la ville faite de bois, le risque doit être pris très au sérieux. Plus encore lorsque le chef des brigands se trouve être un Porteur. Nos Porteurs à nous sont ainsi contactés par le chef de la communauté de Ni’ath. Séduit par leur réputation, il leur demande d’aller à l’encontre des brigands et notamment du Porteur afin de lui faire entendre raison, par la méthode qui leur semblera la plus adaptée. La requête est bien payée et a le mérite de créer un possible lien durable entre les Arrens et le groupe.
Le contact avec les brigands révèle qu’ils ont été payés par un intermédiaire, lui-même payé par une famille Bathras. L’identité réelle de cette famille demandera d’enquêter, de retrouver d’autres intermédiaires pour éviter les fausses pistes et faux coupables. Le but de la manœuvre est de faire pression sur les Arrens pour ralentir, sinon stopper certaines marchandises, propriétés de la maison Bathras ab’al Custana.

- Nos Porteurs sont contactés pour à priori enquêter sur le meurtre d’un jeune homme des Arrens. L’enquête consisterait juste à vérifier que le meurtrier est un Assinin, dont l’identité est connue. L’homme en question est le frère d’une jeune femme qui était amoureuse du jeune Arren assassiné. Le problème est que la jeune femme est portée disparue et que son frère nie être l’assassin. La tension est palpable et les PJ comprennent que sans leur statut particulier de porteurs d’Armes-Dieux, ils seraient certainement passés par dessus bord, avec des cailloux en guise de lest.
Le véritable assassin est le meilleur ami du jeune Arrens Romeo, jaloux et aussi amoureux de sa Juliette, qu’il a kidnappé et caché dans un vieux repaire de contrebandier. La femme mourra si elle n’est pas secourue. Il faudra établir le calendrier quotidien du jeune Roméo, apprendre ses fréquentations, éviter les fausses pistes pour trouver le jeune assassin qui se cache dans le « sous-pont », un méli-mélo d’échafaudages, de zones de stockage, de pièces d’amarres, de flotteurset de caches diverses située une étage au dessous du pont où sont construites toutes les maisons.

- Nos Porteurs passent par Ni’ath et la météo est exécrable. Des spadassins décident du même point de chute que le bouge où sont logés nos Porteurs. Ce sont des spadassins porteurs d’Armes mineures qui ont du passer un sale quart d’heure. Ils portent des marques d’infections et de blessures physiques. Il sont effrayés par la tempête qui se déclare, semblant vouloir dire qu’elle n’est pas naturelle et qu’ils y sont pour quelque chose. Celle-ci va créer de arrachement dans les amarres de Ni’ath et des îlots vont s’en détacher, flottant sur la Wilkes sans aucun moyen de se diriger. Forcément, le bouge et nos Porteurs se trouvent être sur cet îlot. L’îlot est voué à la destruction. Il faudra trouver un moyen de sortir de là, faire en sorte que l’un des spadassins crache le morceau sur la nature de la tempête et aller réparer les bétises des bougres. Un ancien repaire de brigand abriterait un vestige sinut bien connu. Les anciennes chimères à l’aspect reptilien devaient ne pas plaire aux elfes car l’une de leurs demeures, celle visitée par nos spadassins, a été piégée par leur magie. Qui sait comment les bougres ont réussi à trouver un passage, et comment réussir à arrêter la tempête. Il peut n’y en avoir aucun, juste attendre, ou faire exploser une étrange cargaison d’épices multicolores qui pourrait créer une réaction en chaînes et littéralement manger le carburant de cette tempête qui n’est autre qu’une anomalie fluidique déclenchée au travers du pièges elfique. Malheureusement, le risque de dommages collatéraux est énorme. Explosion et incendie sur Ni’ath, destruction de tout un pan de la falaise en bord de la Wilkes, création d’une poche de magie glauque de haut niveau, mutation ou mort des Porteurs ou pire, celles des Armes.
Dernière modification par Balt le dim. juin 28, 2020 9:10 am, modifié 1 fois.

Ethariel
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Re: [Prod. Parrallèle] Ni’ath

Message par Ethariel »

Bravo et merci Balt. Plus rien ne t'arrête...

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Balt
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Re: [Prod. Parallèle] Ni’ath

Message par Balt »

Merci ;)

Disons que j’ai pensé que plutôt que de bosser dans mon coin et sortir un carnet de Tanæphis tous les 36 du mois, il était peut-être plus intéressant de poster les petits bouts de projets accumulés, sur le forum.
Ça permet de montrer des idées, avoir d’éventuelles suggestions, avis divers éclairés ou pas, et se créer une dynamique pour écrire, écrire et écrire pour ensuite dessiner, dessiner et dessiner. Processus créatif quoi !
Moi, je remercie les auteurs d’avoir laissé de la place dans le setting pour nos propres créations, personnalisations pour mieux s’approprier le jeu :D

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