[Prod. Parallèle] Bigett

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Balt
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[Prod. Parallèle] Bigett

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Origine:
Seuls les férus d’histoire savent que le terme de Bigett est employé pour désigner deux villes, selon l’époque dont on parle. A l’origine, Bigett se trouvait dans les Prudences, très proche de la région dans laquelle sera construite la chaîne des forts. C’était un temps où le petit bourg de Bigett vivait tranquille, jusqu’à l’arrivée des Piorads. En 345 dN, elle fut pillée, saccagée en long, large et en travers, complètement détruite par les barbares aux cheveux d’or. Pendant plus d’un siècle, aucun mur plus haut que le genou n’osa s’élever. Ce n’est que bien plus tard que l’on eut l’idée saugrenue d’édifier quelque chose sur les ruines de Bigett, mais l’inconscient portera un autre nom, la citadelle de Nadhas.
A l’âge d’or de l’Empire, on décida finalement de construire une ville pour servir de villégiature aux nobles de Pôle, comme un symbole de grandeur et de prospérité dérigionne. Pour des raisons de sécurité et de praticité, on décida de bâtir cette nouvelle ville pas trop loin, en Sourti. Lorsqu’il fallut lui trouver un nom, le nom de Bigett fut mis en avant. Quoi de mieux que le nom de la ville la plus au nord de l’Empire, jadis détruite jusqu’à la dernière pierre par ses ennemis, et reconstruite pierre par pierre, soi disant- à l’identique, et servant la notion de renaissance, renouveau, voire immortalité pour les plus audacieux ? La nouvelle Bigett était née. C’est en 458dN qu’elle fut officiellement fondée.

Fleuron de l’Empire
Plus de vingt deux mille Dérigions vivent désormais à Bigett. Bâtie sur les bords d’une colline à pente variable, un seul coup d’œil permet immédiatement de comprendre l’intention des architectes de la ville: Créer une ville à l’image du quartier des éminences de Pôle, tout un ensemble construit à l’aide de marbre blanc et orné de statues baroques. Ici, les petits jardins sont légions, les petits bois privés partout. A l’instar de Pôle, la ville s’étend largement plus loin que la simple colline sur laquelle les premiers quartiers ont été érigés. L’ensemble offre une variété suffisante pour avoir permi aux architectes de tenter de copier certains des bâtiments de la capitale. Face à la tâche quasi impossible, les ingénieurs ont dû se contenter de version miniatures, souvent simplifiées pour un résultat variable, mais généralement largement acceptable.
Preuve de l’optimisme démesuré des premiers architectes, on trouve dans le hall des grandes demeures du haut quartier des maquettes reflétant les intentions initiales. Certaines familles nobles d’emblème ayant élu domicile à Bigett à plein temps continuent encore à payer des ingénieurs en vue de trouver des solutions pour se rapprocher toujours plus près du rendu des maquettes. Personne n’osera l’avouer ouvertement, mais l’ingénierie vorozionne est secrètement étudiée afin de trouver des solutions aux problèmes architecturaux de Bigett.

Des fondations anciennes
La question du choix du site exact de la nouvelle Bigett n’est que rarement évoqué. Soigneusement nettoyées, les ruines du précédent bourg sur lesquelles les fondations de la ville a été bâtie ne laissent que peu d’indices sur le nom ou l’origine du peuple ayant vécu là. Certains symboles que l’on peut encore trouver ça et là dans les caves des plus vieilles maisons laissent prétendre à une origine chimérique. Certaines des plus grosses bâtisses ont même des cryptes en plus ou moins bon état, mais dont les corps ont été enlevé et jetés on ne sait où. Brûlés, certainement. Qui sait pourquoi.
Le bourg originel ne devait pas être très grand, concentré essentiellement sur la partie haute de la colline, celle à la falaise unique qui orne le relief. Ce détail lui donne un côté polard et renforce la longue liste des raisons pour lesquelles Bigett compte beaucoup pour les Dérigions.

Un terroir riche
Il est plus que probable que la présence du bourg d’avant Bigett ait été dû à la richesse des terres environnantes, ce qui est le cas d’à peu près tout la Sourti, en fait. Les collines sont douces et bien ensoleillées, le terroir est si riche que tout ou presque y pousse. Ne dit-on pas de la Sourti qu’il suffit de lancer une graine par dessus son épaule pour qu’un arbuste se mette à pousser avant même que l’on ait le temps de se retourner? Plus sérieusement, la Sourti est une région où nombres de vallons disposent d’un micro-climat, qu’il soit à cause d’une rivière ou un point d’eau, d’un ensoleillement particulier, une orientation parfaite ou tout ça à la fois. Les vergers offrent ainsi des fruits d’une rare qualité, de même que les légumes divers issus des maraîchages. Les vins, quant à eux, sont si exceptionnels que tout Tanæphis se les arrache. Pour l’Hégémone, les vins sont unanimement appréciés, garantissant toutefois qu’eux seuls savent comment le servir, dans quel récipient, avec quel plat, le tout pour apprécier à sa juste valeur ce cadeau du ciel.
Bigett ne déroge pas à cette règle et dispose se vergers et vignobles sur les bas-flancs de sa colline. Les meilleurs vins de la ville sont cultivés en terrasses et s’arrachent à prix d’or, faisant la fortune des familles d'emblème de la ville. Depuis quelques années, les mines situées au pied de la chaine des égides sont peu à peu réhabilités, lorsque cela est possible. Matériaux ferreux, charbons et quelques pierres précieuses offrent un nouvel essor économique dans la région, le tout piloté par la noblesse courante à la solde des Boisés-sur-rez-de-Valambre.

Une vie faste
Avec la nouvelle prise en main de l’Empire par Bert III, Bigett retrouve peu à peu l’intérêt de la noblesse de Pôle. Payés à grands renforts d’invitations et de transports tout frais payés, les deux familles d’emblème de Bigett organisent régulièrement des festivités dans le but de nourrir le déjà présent patriotisme dérigion.
Dans les rues, les fêtes inaugurales d’une arche, d’une nouvelle statue d’un bâtiment particulier se multiplient et offrent aux habitants un aperçu de l’importance croissante politique et économique de Bigett. Il se tient tous les jours également au moins une petite sauterie, ici et là, dans la demeure d’un riche commerçant, d’un noble de famille ou dans le parc privé d’une famille d’emblème. Pour celui qui cherche à s’amuser et accumuler les expériences dérigionnes, se faire un réseau ou juste du lèche bottes, il est tout à fait possible de découcher chaque soir et de cumuler les migraines, les gueules de bois ou les MST. Oui, bien sûr, ou tout ça à la fois.
Malgré ces effets secondaires, somme toutes gérables, une personne opportuniste comprendra que c’est dans ces soirées que les petits secrets sont dévoilés, que les nouveaux contrats commerciaux sont signées et que les richesses s’étoffent ou périclitent. Tout bon noble de Bigett sait qu’il lui faudra se jeter dans la fosse, mais ce n’est pas comme s’il fallait beaucoup le motiver. A bigett, on a toujours été des Dérigions assumés.

Patriotes Dess
Si la deuxième Bigett a réussi à rester debout pendant tant de temps, il semble évident pour la grande majorité des gens que cela est dû à la présence des corps de cavalerie dérigionne dont les casernes sont situées à proximité de la ville. Ici, la descendance dess semble indéniable et les parades régulées du corps d’armée, les pièces de théâtre dédiées et la ribambelle d’autres petits rappels à caractère festif qui ponctuent la vie à Bigett ne ont pas prêt de faire changer la donne. Si l’on pouvait dire que les habitants de Pôle sont avant tout polards avant d’être dérigions, on dirait alors que les gens les habitants de Bigett sont avant tout dérigions avant d’être impériaux. Pôle est loin, et semble les avoir trop longtemps oublié. Même au plus bas, les gens de Bigett se sont toujours considérés comme dérigions, pas de vulgaires banlieusards de la capitale. L’esprit de l’un des quatre pères fondateurs de l’Empire est toujours bien là, jusqu’à parfois chercher la rivalité avec les corps d’armées de l’Empire qui manoeuvrent parfois dans les environs. Devenus moins virulents depuis la prise de pouvoir de Bert III, cet orgueil propre à Bigett diminue un peu plus à chaque fois que les nobles d’emblème se mettent à parler de Bigett comme la deuxième ville de l’Empire. Les diplomates en sont bien conscients et s’empressent de jouer avec, organisant régulièrement des soirées mondaines afin de caresser dans le sens du poil les vrais gens de pouvoir de la cité.

Le sang bleu de Bigett
Sur les vingt familles d’emblème que compte la haute noblesse de l’Empire, deux familles se sont récemment installées ici, de façon quasi permanente. Depuis la prise de contrôle deBert III en 1036 dN une nouvelle dynamique est née et l’Empire cherche à reprendre le contrôle sur le Centrepôle. Avec la déchéance des plusieurs familles d’emblème, nombres de familles de noblesse courantes ont perdu leur famille tutélaire. Biens conscients des intérêts économiques en jeu, les nouvelles familles d’emblème récompensées par l’Empereur ont sauté sur l’opportunité de rallier à leur réseau les nobliaux courants les plus lucratifs, ou les plus intéressants politiquement parlant.
L’équilibre des pouvoirs au sein de la ville s’est largement modifiée depuis les cinq dernières années et les Courrôles-sous-Nordépine sont désormais la famille d’emblème majeure du tout Bigett. Présent dans tous les secteurs, ils contrôlent à peu près tout sur tout, ont des yeux partout et n’hésitent pas à affirmer leurs bonnes relations avec toutes les factions humaines comme métalliques. Ils possèdent la plupart des guildes et entretiennent de bonnes relations avec les autres. Les Boisés-sur-rez-de-Valambre sont la deuxième famille d’emblème à se partager Bigett. Ayant réussi de justesse à garder leur titre, ils savent qu’il leur suffirait d’un seul faux-pas pour que le conseil des emblèmes les sanctionne. Leur relation politique avec le défunt Roland Andrejean-des-coupôles n’a jamais été véritablement prouvé et leur a évité la chute. Toutefois, Geofré des Boisés-sur-rez-de-Valambre sait que Bert n’est pas dupe et leur a offert la possibilité de pouvoir se remettre dans les rails. Conscient de dusse l’opportunité, Geofré compte bien garder son emblème et faire son possible pour éviter la déchéance, dusse sa fortune y passer.
Afin de s’assurer du bon comportement des Boisés-sur-nez-de-Valambre, l’empereur Bert III Foussan-des-égides dispose du soutien non seulement des Courrôles-sous-Nordépine mais également de tout une armada de familles de noblesse courante, ayant un business quelconque à Bigett.

Le grand pégase
Si on admet que les Courrôles-sous-Nordépine ont toujours été patriotes, il faut certainement intégrer que leur emblème de famille les a sûrement aidé dans les moments les plus difficiles. L’Emblème de la famille est en effet le cheval ailé, symbole parmi les symboles de l’Empire. L’arbre généalogique de la famille fait remonter ses membres jusqu’à de très grands héros dess. Et même si l’on enlevait les héros les plus pompeux, inventés de toute pièce ou dont l’histoire a été revisitée en profondeur, on trouverait tout de même de vrais cavaliers dess, des durs, des vrais, des tatoués.
Aujourd’hui encore, le corps de cavaliers entretenus par la famille est de bonne réputation, et travaille activement à la défense de la ville et de ses environs. Porté haut, l’oriflamme du porte-étendard montre un cavalier à dos de pégase. Ce symbole se retrouve partout en ville. On ne compte plus le nombre de colonnes ou de statues en forme de pégases, ou les gravures sur les pans de murs. On dit même que le fondateur de la ville aurait été un membre de la famille et que l’endroit aurait été choisi en survolant la région à dos de pégase. Bien que rares, ces derniers n’en sont pas moins réels et il arrive parfois que l’un d’eux vienne brouter un temps dans un parc privé. Autant vous dire que lorsque ça arrive, cela est pris comme une bénédiction du propriétaire et que cela va alimenter les commérages de soirées pendant plusieurs mois.
Les dessous de Bigett
GutFeeler et la création de Bigett V2
Il serait illusoire de pouvoir compter le nombre villages ou hameaux présents dans la Sourti. Ils sont trop nombreux, se font et se défont d’une décennie à l’autre. Tout ça, parce que l’on a trouvé un vallon encore plus fertile que le précédent, ou parce que des colons se sont mis dans la tête que c’était la région où vivre. Forcément les hameaux se font raser par des brigands, Sekekers ou autres malfrats, parce que les gens sont idiots et confondent terres fertiles avec terres en paix.
Au milieu de tous ces hameaux, ces terres fertiles, il y avait un embryon de faction de ce qui deviendrait plus tard La Route Sans Fin. GutFeeler faisait partie de cette micro faction d’Armes-Dieux. Droning est presque un vulgaire bâton de marche dont le bout a jadis été férré pour éviter qu’il ne s’abîme. Ai-je dit « presque » ? Oui, GutFeeler est en fait une sorte de sceptre gadhar, orné d’un crâne de pygmé, avec les yeux et la bouche. Il parle (trop), est capable de goûter des choses (le voilà gourmand maintenant) et donner son avis (même si on le demande pas), et voit ce qu’il goûte (ben voyons). Forcément, il veut tout voir, tout goûter, c’est un vrai calvaire à table.
Le pouvoir de Gargantua me demanderiez-vous? Il en a plusieurs, bien évidemment, mais celui qui le caractériserait le plus serait sa vision du fluide…particulière. Il ne le ressent pas, il le voit et le sent. Imaginez un brouillard coloré, avec des nuances de couleur et un parfum. Imaginez un instant le nombre de combinaisons possibles couleur/ parfum et vous aurez un aperçu du défi que GutFealer s’est lancé pour comprendre le fluide, son fonctionnement, ses caractéristiques, son potentiel.
Quel rapport avec Bigett? Elle est tout simplement au centre d’une mer de nuages, avec des vagues, une marée, un gros bordel quoi! Lorsque GutFealer trouva l’endroit, il cru à un cadeau tombé du ciel. Quand il découvrit les restes d’une tour elfique, il crut qu’il avait trouvé le graal. Mais quand son porteur se fit atomiser aux portes du petit bastion, par un piège elfique, il déchanta. Le temps que la marée se retire, qu’un gus se pointe et le récupère, il. Se passa plusieurs décennies. Plusieurs années durant, il étudia le lieu et trouva un moyen de confiner les pièges en dérobant de l’albâtre elfique de Pôle, prise des chute de la Grande Spire.
Au fil du temps, il construisit autour du bastion ce qu’il put, détruisit ce qui pouvait l’être, afin de cacher l’endroit aux hommes. Ironiquement, le travail demandant de la main d’œuvre, beaucoup de main d’œuvre, cela attira de plus en plus de monde, au point de former petit à petit un village, puis un petit bourg. Les familles des artisans commencèrent à cultiver les terres alentours, à s’enrichir et l’agglomération prendre de l’ampleur. Avec une Arme-Dieu comme protecteur, d’autres familles se mirent à penser qu’il y ferait mieux vivre ici. Migrations après migration, la petite faction fluctuante de la Route Sans Fin fit en sorte de faire passer le mot aux dirigeants de l’Empire que le Bourg était l’endroit le plus fertile, point central de nouvelles migrations de la Sourti et destiné à devenir une grande cité. L’Empereur vit là une opportunité pour ses ambitions d’expansion et lâcha toute une meute de nobliaux désireux de tenter l’aventure. On charia dans les transhumances toute une ribambelle d’artisans, sculpteurs et peintres de Pôle afin de rendre la future Bigett un peu plus impériale. Lentement mais sûrement, Bigett devint ce qu’elle est aujourd’hui, une cité dérigionne.
Cépage divins
Tout Tanæphis s’arrache les vins de la Sourti. Certains sont déjà allés même à tuer pour obtenir des crus classés, exceptionnels et hors de prix. Ces produits-là sont véritablement divins… Il faut parfois ne pas chercher trop loin à la raison de la qualité de certains produits. Certes, la Sourti dispose de terres particulièrement fertiles, un terroir riche et varié, véritable don du ciel pour nourrir les peuples du continent. Mais même si la compétence de certains vignerons est bien réelle, très avancée, voire unique, certains cépages de vins ont des caractéristiques qui n’auraient jamais pu voir le jour sans un épicier batra, ou une autre manifestation du fluide.
Et c’est exactement ce qui s’est passé avec la vallée de Bigett. Les versants sud, riches en soleil, sont naturellement plus propices à la culture du vin. Lorsque Bacchos des Angesses-sur-Fortin décida d’y créer un vignoble, il s’aperçut que les terres réagissaient particulièrement bien à la culture. Il y trouva même plusieurs vignes sauvages endémiques. Par d’habiles manipulations et greffes successives, il réussit à créer le cépage qui est utilisé aujourd’hui. Toutes les tentatives de culture de ce cépage particulier dans d’autres vallées, voire régions, n’ont donné que des résultats médiocres, produisant des raisins noirs et secs, impropres à la consommation. Face au fiasco commercial, l’espèce a donc été déclarée impropre à l’exportation en dehors de la vallée de Bigett.
A la recherche de GutFeeler perdue
Lorsque les nobles et les guildes vinrent prendre possession de cette Bigett riche et pleine de promesse, cela ne plut pas beaucoup à GutFeeler, qui voyait en cela se réaliser sa plus grosse crainte: la découverte de la tour elfique par les hommes, avec les conséquences désastreuses que cela pouvait engendrer si un noble illuminé se mettait à vouloir faire joujou avec les laboratoires.
Si ce fichu édit de Mansard n’avait pas été écrit plus de deux cent ans plus tôt, le Dieu aurait très bien pu prendre comme Porteur un de ces nobliaux, et faire en sorte de contrôler le donjon de près. GutFeeler se décida donc à faire en sorte de cloisonner le mieux possible les effets de fluide du puit au centre de l’ancienne tour. Compte tenu de l’absence d’expériences étranges survenant à Bigett, il faut croire que GutFeeler a réussi son coup. Le problème, c’est qu’on ne la plus jamais revue. Ses amies de la Route Sans Fin la cherchent encore, espérant dans un coin de leur tête métallique, lire le fin mot de l’histoire. Selon les rares au courant de l’affaire, GutFeeler aurait découvert une vieille cicatrice dans la toile du fluide, certainement refermée par les elfes, mais réouverte pour on ne sait quelle raison. GutFeeler aurait cherché à refermer pour de bon cette-dite cicatrice, par on ne sait quel moyen.
Bigett en jeu:
- Alize et Bertram vivent à Bigett depuis quelques années. Après plusieurs expéditions infructueuses pour capturer des pégases au pied de la chaîne des égides, ils sont tombés sur un site où une jument serait sur le point de mettre bas. Malheureusement, des braconniers en nombre semblent également avoir trouvé le site. Alize et Batram ont suffisamment d’argent pour enrôler nos Porteurs et partir à la chasse au pégase. Bien que chasser le pégase soit officiellement interdit, l’édit stipulant les détails est si vieux que le doute persiste. Les deux comparses vont prétendre être des naturalistes à la recherche d’espèces rares d’animaux. Ils sont “intéressés” par les pégases et demandent à nos Porteurs de leur servir d’escorte armé, la région étant fournie en détrousseurs et spadassins en tout genre. Les deux compères espèrent que les Porteurs vont ne faire qu’une bouchée des braconniers adverses. Manque de bol, il y a un Porteur aussi chez eux, mandaté par la guilde des marchands d’animaux exotiques, intéressée par laisser nos Porteurs faire le sale boulot, les accuser de braconnage, les faire arrêter par une milice voire un corps armé traînant dans le coin, réquisitionner la bête et se faire du fric sans trop transpirer.
Réf: Chagar 167

- Nos Porteurs sont contactés par un membre de la Route Sans Fin. L’un des leurs a trouvé un cépage de vigne sauvage. Il s’agirait du même cépage endémique que celui de Bigett, en parfait état. Le problème vient du fait que le cépage a été retrouvé très loin de Bigett. On leur demande de retrouver une Arme-Dieu nommée Stormbreaker (un vieux casse-crâne gadhar paternaliste porté par un jeunot hysnaton léger, rêvant d’aller à Pôle) et de monter une équipe pour déloger la bande de pillards à moitié piorads établis sur le site où a été trouvé le cépage: Une vieille forteresse délabrée datant de l’âge des chimères, et dont il ne reste plus grand chose. Des bâtiments faits de mains d’hommes ont été construits autour depuis le temps, et ont partiellement même reconstruit un bout de la vieille forteresse. Au menu, il va falloir se fritter avec des pillards peu commodes, trouver une vigne endémique au parfum empoisonné, découvrir des catacombes, un vieux laboratoire batra et comprendre à une tentative de copie du vin de la part d’une famille Bathras de la Nation, d’un échec cuisant ayant causé l’explosion du précédent labo, de la propagation d’un mélange d’épice impossible à recréer, et de la réussite de création d’un cépage d’un futur vin exceptionnel, sans que personne n’ait été là pour le voir. Il va bien, le cépage ne peut être cultivé qu’ici, au beau milieu de la roche, où il va falloir casser, terrasser, construire, terrasser encore, et casser de nouveau de la pierre pour espérer pouvoir créer un site de culture en escalier, fastidieux pour les récoltes, mais si prometteur…

- Nos jeunes Porteurs sont contactés par un majordome pour servir de protection rapprochée (mais pas trop quand même) à une jeune femme de dix huit ans, belle à mourir, sa patronne. Elle est la dernière héritière d’une famille de la noblesse courante sous l’égide des Courrôles-sous-Nordépine. Tous les membres précédents de la lignée ont été assassinés et la jeune Eméraelle Fort-dans-Puissart est certainement la prochaine sur la liste. Les Porteurs vont devoir assister à plusieurs soirées mondaines et comprendre le schéma social qui s’est tissé autour des Fort-dans-Puissart. La famille possède la guilde des maçons et charpentiers, incontournable en cette période d’expansion et de rénovation de la ville. Tout porte à croire qu’un concurrent, propriétaire de la guilde des Ponts et Pavés, cherche à supprimer la lignée pour étendre son business. Les soirées seront ponctuées de tentatives d’assassinat par le poison, à l’aide de substances dans les verres ou des dards lancés par des sarbacanes. Il s'avèrera que c’est Eméraelle qui a tout manigancé, tuant ses aïeux sans scrupules avec l’aide de son Arme-Dieu, Absinthe. Les pseudo assassins sont des connections de l’Arme et Eméraelle ne connait pas les détails du comment ils sont organisés. Elle croit d’ailleurs que les tentatives d’assassinats sur sa personne sont l’opportunité de concurrents. L’enquête va les mener à découvrir qu’une bande de spadassin au sang alweg-gadhar traine en ville (les assassins), l’enrôlement de voyous pour voler des documents dans la guilde des maçons et charpentiers, le soudoiement de majordomes pour l’accès à des soirées mondaines (fausses-pistes) et la découverte de plans et carnets de route du Porteur de GutFeeler.
Absinthe est désireuse de monter en puissance dans la noblesse de Bigett, pour avoir accès aux quartiers situés dans la citadelle, notamment au grand donjon. Elle n’a que faire des hommes et cherche juste à fouiller le donjon et vérifier sa théorie. Nos Porteurs vont devoir faire des choix entre protéger Améraelle de son Arme, protéger le secret du donjon de Bigett, éviter à tout le monde de mourir d’une explosion de fluide, et quoi faire avec la propriété de deux guildes qui vont devenir sans proprio. Des opportunités commerciales et politiques qui leur permettrait d'accéder à d’autres sphères

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